"La démocratie c'est la voix du peuple, ce que veut le peuple"

25/3/2019

"La démocratie, c’est la voix du peuple. Ce que peuple veut, c’est cela la démocratie. Donc, vous devez désormais engager la bataille des idées dans les universités. Ne pas hésitez à savoir qui est qui, qui a fait quoi et quel est son programme. Il faut que les masques tombent. Que les gens n’utilisent plus l’ethnocentrisme pour tromper le peuple. On va vous aider à savoir qui a fait quoi. Tout le monde est libre dans le débat politique, de critiquer le gouvernement, son programme et tout. C’est normal, c’est la démocratie. Mais nous n’accepterons plus que des petits voyous drogués aillent sur Internet pour nous insulter"

"J’ai donné l’ordre au procureur général, tout petit drogué qui m’insultera, sera pris et il subira la rigueur de la Loi. La démocratie est un débat libre. On peut critiquer l’action du gouvernement, l’action du président. Mais la Constitution dit qu’on ne doit pas insulter le président. Donc, je préviens quiconque insultera désormais le président subira la rigueur"

"Je suis venu vous dire, je laisse mon manteau de président de côté. Je prends mon manteau de militant, car maintenant, je suis prêt à la bataille contre ces gens qui veulent nous distraire (rire). Nous n’allons plus permettre que des gens prennent le peuple en otage par des mensonges. Donc, j’irai avec vous dans toutes les universités organier les débats pour qu’on ait un débat libre, que les gens sachent qui est qui ? Quel est l’avenir de la Guinée ? Quel était son passé ? Personne ne prendra la Guinée en otage. Si quelqu’un pense qu’il a raison, qu’il aille devant le peuple. Seul le peuple donne le pouvoir. Le reste non, ce n’est pas l’internet, ce ne sont pas les réseaux sociaux"

"En Guinée, c’est très simple. La plupart des opposants ont gouverné. Alors, expliquez aux jeunes quel était leur bilan. Ne vous laissez pas impressionner, ni effrayer. Allez au débat sans injures, sans violences, mais le débat politique libre, programme contre programme, bilan contre bilan. Voilà la bataille. Je suis très calme, c’est pourquoi je laisse les gens s’agiter, mais ils ne trompent personne. La grève des enseignants l’année dernière, il y avait quelque chose derrière. C’était des gens qui pensaient qu’ils peuvent renverser le gouvernement en s’appuyant sur certains militaires. En tête Sano de la PCUD (Plate-forme des Citoyens Unis pour le Développement), un petit bandit comme ça-là qui exploite ses travailleurs et qui ne les payent pas. Et qui après, n’a pas honte de m’écrire président pardon aide-moi. Voilà quelqu’un qui se présente comme combattant et qui, dès qu’il y a un petit problème court pour demander pardon. Ils ont pensé qu’ils peuvent compter sur certains militaires pour faire un coup d’Etat. Le chef d’état-major de l’armée de terre, de l’armée de l’air, de la marine, car l’armée est une armée républicaine qui est derrière le pouvoir. Alors ne vous laissez ni intimider, ni rien. Aidez vos camarades à comprendre la réalité de la Guinée"

"On dit chez nous, plus le singe monte, plus on voit son derrière. Il faut éviter en Guinée que le débat soit politico-politicien. Si les gens sont prêts pour le débat politique soyez prêts et s’ils sont prêts pour l’affrontement, soyez prêts aussi. C’est cela la réalité. Quand tu denses avec un aveugle, il faut le piétiner qu’il sache qu’il n’est seul sur la piste. Le gouvernement va assurer l’ordre. Nous n’accepterons plus que les gens cassent. Nous assurerons l’ordre. Pourquoi nous avons mis les PA…? Un Etat se doit le devoir de protéger ses citoyens et leurs biens. Tout le monde est libre. Mais exerce ton droit, ne piétine pas le droit de l’autre. Personne ne fera plus de manifestation pour casser. L’Etat sera là pour y faire face (…). Ils ont voté la loi anti-casseur et appliquer contre nous. Désormais, nous allons appliquer la loi anti-casseur. Le gouvernement français vient de voter la loi anti-casseur. Si tu organises une manifestation, s’il y a casse, c’est toi qui va payer"

"Et puis chaque fois qu’il y a des morts, on se précipite pour amener des corps sans passer l’autopsie pour savoir est-ce que c’est un calibre 12 ou est-ce que c’est un fusil de chasse pour comprendre qui a tué. Après on compte les morts. On ne vient pas au pouvoir sur des cadavres. Ceux qui imaginent ça se trompent. En 1993, j’ai gagné les élections, mais j’ai dit que je ne suis pas venu pour gouverner les cimetières, Conté n’a qu’à garder le pouvoir. Quand on veut travailler pour un peuple, on ne l’envoi pas au cimetière. Voilà des gens qui sont égoïstes ; ils envoient leurs enfants en Europe, aux Etats-Unis, ils sont tranquilles là-bas, pendant ce temps, ils jettent les enfants de pauvres citoyens dans la rue pour se faire tuer. Ne vous laissez pas intimider. On va vous donner les arguments qu’il faut pour organiser les débats et que les masques tombent. Y en marre de ces politiciens corrompus"

"Maintenant, ce n’est pas le président de la République qui sort, c’est le militant. Je suis prêt à la bataille politique. Est-ce que vous êtes prêts ? Alors, ne craignez personne. N’ayez peur de personne, pas de violences, pas d’injures, c’est le débat démocratique. Personne en Guinée ne m’empêchera d’aller devant le peuple pour lui demander ce qu’il veut et faire sa volonté (…). Le temps du silence est fini...S’ils sont sûrs d’eux, on n’a qu’à aller devant le peuple. Il va trancher, c’est lui qui dira ce qu’il veut. N’insultez aucun leader politique, ne faites pas de violences, mais n’acceptez pas non plus qu’on vous marche sur les pieds. Si c’est le débat politique, soyez prêts, si c’est pour vous marcher sur les pieds, soyez prêts à marcher sur leurs pieds pour qu’ils sachent que vous n’avez peur de rien. Désormais, je serai à votre siège comme un simple militant et nous ferons face à ces nains politiques (…) après avoir tromper le président Conté, ils se disent maintenant leaders politiques. Montrez leur bilan, les jeunes seront scandalisés ce qu’ils ont fait hier. Des voleurs, des bandits qui se présentent comme leaders du peuple. Quand je viens ici désormais, ça ne sera plus le président de la République, ça sera Alpha Condé militant. Le débat est libre. Je n’ai jamais insulté un président de la république. Quiconque m’insulte sera arrêté le même jour par le procureur de la république. Désormais, quand ils vont m’envoyer des SMS (short message), je vais renvoyer à tout le monde. Nous allons renforcer des PA (point armé) dans tous les quartiers où les gens veulent faire la pagaille. Plus de violence ni du côté de la mouvance ni de l’opposition. Si c’est la mouvance, on matera et si c’est l’opposition on matera aussi. Qu’il soit clair pour toute le monde" Alpha Condé président de la république, chef de l'état

Source:Guineenews.org

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